Bourgogne du Sud

 

Le Creusot

Le Creusot en images


L'hôtel de ville au cœur de ville

mappemonde
Symbole de l'avenue de l'Europe, inaugurée par le Président François Mitterrand, cette mappemonde domine les jardins de l'Europe.

Plateforme des hauts fourneaux
Les vestiges de l'ancien site industriel, En haut a droite l'église Saint-Laurent

Château de la Verrerie
La cristallerie de MM. Lambert et Boyer, dite Manufacture des Cristaux de la Reine, installée à Sèvres depuis 1782, est transférée à Montcenis au début de l' année 1787 dans un bâtiment édifié en 1786, suivant les plans de l' architecte Barthélemy Jeanson. La manufacture est immédiatement réunie aux fonderies royales de Montcenis et d' Indret, société par actions partagée entre les sociétés Lambert, Boyer et Cie, Périer, Bettinger et Cie, et le roi. Les établissements du Creusot passent à partir de 1796 progressivement sous le contrôle de la famille Chagot. En 1832 l' usine est achetée par les cristalleries de Saint-Louis et Baccarat pour être fermée. Les bâtiments sont acquis en 1837 par la société Schneider et Cie et transformés en logement patronal. Modifié une première fois dans les années 1860, le Château de la Verrerie est remanié entre 1903 et 1912 par l' architecte Ernest Sanson, l' architecte d' intérieur A. Felz et les architectes paysagistes Henri et Achille Duchêne. Le château et son parc sont acquis en 1969 par la ville du Creusot. S' y installent en 1971 le Musée de l' Homme et de l' Industrie, l' Ecomusée, la Communauté Urbaine, puis en 1988 l' Académie François Bourdon.

Hôtel Dieu
Décidée en 1889, la construction de l' hôpital par la société Schneider et Cie, appelé hôtel-Dieu du Creusot, débute en 1890. L' achèvement des travaux se fait sous la direction de l' architecte Authelain, successeur de deux premiers architectes, Duvillard et Forien. Les jardins sont l' oeuvre de l' architecte paysagiste Achille Duchêne. Inauguré le 15 septembre 1894, l' hôtel-Dieu est composé de l' hôpital proprement dit et de cinq pavillons : pharmacie, pavillon du médecin, pavillon d' isolement des contagieux, établissement de bains associé à une lingerie, pavillon mortuaire. L' hôtel-Dieu est desservi par les soeurs de la congrégation de Notre-Dame des sept Douleurs jusqu' en 1979. En 1911 une extension est réalisée, l' aile Antoinette, puis en 1919 une maternité est construite, remplacée par une école d' infirmières en 1975-1976. L' association gérante de l' établissement depuis 1948, propriétaire en 1971, est remplacée en 1985 par la Fondation de l' hôtel-Dieu. De vastes bâtiments ont été construits sur le site depuis 1983.

Eugène SCHNEIDER
Eugène Schneider avait acquis une expérience sidérurgique en suivant les cours du Conservatoire des Arts et Métiers et en dirigeant les forges appartenant à de Neuflize dont il épousa la petite-fille.
Eugène Schneider fit du Creusot une usine gigantesque, tout en étendant son pouvoir au monde des affaires, de la finance et de la politique. Vice-président du Corps Législatif à partie de 1852, il accéda à la présidence en 1867. Il était lié avec Paulin et Talabot, le maître du P.L.M. (Compagnie ferroviaire)… Il était au conseil d’administration du P.L.M. et de la Société Générale ; il était régent de la Banque de France. Sa prééminence était incontestée chez les maîtres de forges qu’il regroupa en 1864 en un organisme de défense des intérêts de la profession, le Comité des Forges, car le poids économique du Creusot était considérable. A la fin de l'Empire, il produisait plus de 130 000 tonnes de fonte, presque autant de fer, plus de 100 locomotives par an… Après la guerre, sur les instances du gouvernement, Schneider se tourna vers la fabrication de canons en acier, à l'instar de Krupp.
Eugène Schneider était un « fondateur » : issu de la bonne bourgeoisie, il devint un des hommes les plus puissants de l’économie, non seulement par ses capacités, mais aussi par ses liens familiaux et par l’appui de la banque Seillière. Après sa mort en 1875, la dynastie familiale se perpétua avec son fils Henri (1841-1898), son petit fils Eugène (1868-1942) et son arrière-petit-fils Charles (1898-1960), dernier du nom.

Université le CONDORCET
Ancien bâtiment des grues et locos, construit au milieu du XIXème siècle

Le marteau pilon symbole de la métallurgie Creusotine
C'est l'emblème de la Ville du Creusot. Situé à l'entrée sud de la ville, place du 8 mai 1945,
cette imposante machine-outil de forge a fait faire un bond à l'industrie métallurgique en 1877, alors en plein développement.
François Bourdon, concepteur du marteau-pilon pour la société Schneider, a ainsi mis au point un ingénieux premier outil de forgeage de 100 tonnes.
Le premier coup de pilon fut donné le 23 septembre 1877 et lorsqu'il était en action, on entendait le choc sur la pièce à 10 km à la ronde !
Course du marteau : 5 m
Poids de la masse active : 100 tonnes
Hauteur totale : 21 m
Poids du pilon : 550 tonnes
Profondeur de la fondation : 8,50 m
Poids de la chabotte (support de l'enclume) : 750 tonnes
Poids total de l'appareil : 1300 tonnes

Église Saint-Henri - XIXème siècle
construite au temps de la splendeur de la Famille Schneider
La construction de l' église paroissiale Saint-Henri (et du presbytère) par la société Schneider et Cie est achevée en 1883. Elle est l' oeuvre de deux architectes de l' entreprise, Forien et Duvillard, dont certains plans datent de 1881. Les vitraux de l' église ont été réalisés vers 1890 par Joseph Besnard, maître-verrier à Châlon-sur-Saône (71) . Ceux du choeur sont particulièrement intéressants : Saint-Eloi, patron des forgerons, est représenté sous les traits du directeur, Henri Schneider, tandis que Sainte-Barbe, patronne des mineurs, est représentée sous ceux de son épouse. En 1902 l' église est dotée d' un orgue.

Château de la verrerie et son écomusée :
à l'origine, manufacture des Cristaux de la reine Marie-Antoinette. Ancienne résidence de la famille Schneider, les 2 anciens fours ont été respectivement transformés en théâtre et en galerie d'art (expositions). La cour d'honneur est ornée d'une collection de canons de bronze XVIIIè s. et XIXè siècles, jardin à la française et arboretum.
La Cristallerie, ou Verrerie du Creuzot fut édifiée en 1786-1787. La présence du charbon a été le facteur déclencheur, mais on trouvait aussi à proximité le sable fin, le plomb, l'argile pour la fabrication des réfractaires, et le grès servant à fabriquer les meules pour la taille du cristal.
Dès 1788, la Cristallerie rivalisait avec les cristalleries anglaises. Après la révolution, elle perdit ses prestigieux clients et dut fabriquer du verre ordinaire. Le père Chapet dirigea la cristallerie jusqu'en 1812. Il mit au point le verre optique au plomb, incrusta dans le verre des portraits, sujets religieux... L'entreprise atteint son apogée en 1828.
Des querelles de succession et la concurrence de Baccarat amenèrent la Cristallerie à cesser ses activités en 1832. Les techniques de fabrication furent reprises par la Cristallerie de Baccarat.
En 1837, Antoine et Eugène Schneider, propriétaires des usines du Creuzot, rachètent les bâtiments et les terrains de l'ancienne Cristallerie. Celle-ci devient la résidence des Maîtres de Forges du Creusot.