Bourgogne du Sud

 

Couches

Altitude336 m, en 1999 : 1437 habitants


L’histoire de Couches est très ancienne, elle remonte à l’époque gallo-romaine.
Couches était alors une agglomération importante sur la voie romaine conduisant de Lyon au Bassin Parisien, en passant par Chalon et Autun. C'est en 731 que les Musulmans dévastèrent la ville, probablement lors du sac d’Autun.

Le vignoble du Couchois est réparti sur 5 communes : St Sernin du Plain, Dracy les Couches, St Maurice les Couches, St Jean de Trézy et Couches. Il produit des vins robustes et colorés, avec des arômes marqués par le terroir. La notoriété des vins a vu son aboutissement par la création, le 6 septembre 2000, d'une appellation d'origine contrôlée spécifique : BOURGOGNE COTES DU COUCHOIS.

l'Hôtel de Ville

Château de Marguerite de Bourgogne
Forteresse militaire à l'origine, donjon du XIIème, tours du XIIIème, une partie du pont-levis, chapelle royale du XVème siècle et bâtiments habitation du début XIXème siècle.
Le donjon, du XIIème, est un édifice carré et imposant, il abrite des tapisseries d'Aubusson et des collections d'armes. La Chapelle du XVème conserve ses statues et retables d'époques. Une porte monumentale permet de relier la cour haute et la cour basse.

La Reine de France, épouse de Louis X le Hutin, répudiée pour adultère y aurait fini ses jours, recueillie par sa famille, dans le plus grand secret.
Place forte au XIème siècle, devenue puissante forteresse au XIIème après moult aménagements et agrandissements, le château de Couches est un bel exemple des nécessités de se protéger et de dominer.
Dominant une campagne verdoyante et tranquille sur la route de Chalon sur Saône, le château de Couches dit château de Marguerite de Bourgogne est audacieusement accroché à son rocher.

Préservés des campagnes de restauration, ses tours crénelées, son pont-levis, les vestiges de son enceinte ne sont que la partie visible de cet équipement défensif; un réseau insoupçonnable de souterrains finit de compléter ce dispositif hautement stratégique.

LA MAISON DES TEMPLIERS
Elle fut construite en 1610 sur des fondations plus anciennes. Dans l’une de ses deux tours subsiste encore un petit oratoire. Elle porte le nom de "maison des templiers", non pas qu’elle ait eu le moindre rapport avec l’ancien ordre des Templiers dissout en 1312, mais plus simplement parce qu’à la révocation de l’Edit de Nantes elle offrit l’hospitalité au pasteur et aux fidèles de l’église réformée. Dans le langage populaire, les "Templiers" étant des gens qui fréquentaient le temple. Le Passage fut facile des personnes à la demeure, d’où "Maison des Templier". Maison classée Monument Historique ".

EGLISE SAINT MARTIN
L’abbaye de Couches a donné naissance à la paroisse dont les Bénédictins furent les premiers curés. Ils la mirent sous le vocable de Saint Martin (316 - 396), évêque de Tours, populaire dans cette région depuis le miracle que ce saint avait opéré dans la région éduenne. Miracle qu’il accomplit au Mont-Beuvray en faisant s'écrouler le temple élevé aux divinités païennes sur ce lieu, par le seul pouvoir de ses prières, dit la légende. L’église paroissiale de Couches paraît être de la fin du XVème siècle. Elle a 21 mètres de largeur sur 13 mètres de haut. Les voûtes sont élégantes et légères, leurs nervures gracieuses et multiples rappellent la dernière époque de l’architecture gothique. Les nervures trop fortes que 1'on voit à la voûte de la haute nef, ont été faites en 1839 lors de réparations importantes.

La Tour Guerin

Suite au traité de 1186 accordant aux moines la protection royale, ceux-ci dotèrent les soldats du Roi d'une construction militaire pour s'opposer au seigneur du Château de Couches. L’aspect de cette demeure “seigneuriale” n’a guère changé de nos jours.

Rue Saint Georges
La tour Bajole dresse la robuste carrure de ses trois étages en plein cœur du vieux Couches. dès le XIIème siècle, cette construction se trouvait sous la dépendance du puissant Prieuré St Georges. Elégamment restaurée, la Tour Bajole abrite actuellement un restaurant gastronomique.

Menhirs d'Epoigny

Il y a environ 5000 ans la civilisation néolithique a dressé les sept menhirs d'Epoigny. Six d'entre eux s'alignent au-dessus de Charmoy en direction de Drevin et ont été relevés en 1984 et le tout dernier en 1990. Leurs hauteurs mesurent respectivement : 7.35m, 5.60m, 4m, 2m et 2.83m. Il s'agit de l'ensemble mégalithique le plus important de Bourgogne. Se visite librement.