Bourgogne du Sud

 

AUTUN

Autun est une grande ville d'histoire, elle a en effet conservé de nombreuses traces antiques ou médiévales


Théâtre Romain
Cet édifice situé à l’est de la ville antique, était destiné aux représentations dramatiques. Avec ses 148m de diamètre, il apparaît comme le plus grand du monde romain, pouvant accueillir 20 000 spectateurs. Partiellement conservés, ses gradins laissent imaginer ses imposantes dimensions. Il est aujourd’hui le théâtre de manifestations culturelles (spectacle Historique, concerts…)

Porte Saint Andrée
Cette porte ouvrait la ville à l’est, à l’extrémité du decumanus maximus (voie traversant la ville d’est en ouest). Son agencement est identique à celui de la porte d’Arroux, en revanche elle a subi des modifications au cours des siècles.

Porte d'Arroux
Cette porte ouvrait la ville au nord, à l’extrémité du cardo maximus (voie traversant la ville du nord au sud). Elle présente deux grandes arcades pour le passage des véhicules et deux petites pour le passage des piétons. Le décor de la corniche permet de la dater du Ier siècle avant J. C. Elle est très bien conservée et a conservé toutes ses caractéristiques romaines.

Temple de Janus
Il est situé à l’extérieur de la ville, sur les bords de l’Arroux. Ce fanum (temple de tradition gauloise) est l’un des mieux conservé de France. Il était un des éléments d’un sanctuaire suburbain, comprenant d’autres temples, ainsi qu’un théâtre.

Rempart
Long de 6km, le rempart est construit à l’époque d’Auguste, donnant un cadre majestueux à la ville d’Augustodunum. Il est encore conservé sur les ¾ de sa longueur et on peut voir un grand nombre des 53 tours qui le jalonnait. Il enserrait les 200 hectares de la ville antique, permettant de l’installer en terrasses à l’intérieur des murs.

Tour des Ursulines
C’est la tour la plus au sud du rempart romain. Sur une base antique, on voit une tour octogonale médiévale appartenant au château du duc de Bourgogne, le château Rivault. Son nom vient des religieuses qui s’y installèrent au XVIIe siècle.
Aujourd’hui, elle abrite un centre culturel franco-japonais, le CITU (Centre International de la Tour des Ursulines).

Pierre de Couhard
Ce monument, établi près de la voie qui reliait Autun à Lyon, domine une des nécropoles antiques de la ville à laquelle on a donné le nom de Champ des Urnes (à cause de nombreuses urnes à incinération découvertes dans les labours). Sur une base carré, haute de 10,50m s'élevait une pyramide de 22,65m dont le revêtement de calcaire blanc a disparu. Il s'agit d'un monument funéraire, datant sans doute du 1er siècle, dont les vestiges conservés atteignent 25m.
Construit en maçonnerie pleine, il ne possédait pas de chambre intérieur. On ne sait donc pas s'il s'agit d'un mausolée (aucun vestige funéraire n'a été trouvé) ou d'un cénotaphe (monument funéraire élevé dans un lieu ou ne se trouve pas de corps).
L'orifice que l'on voit au centre de la pyramide a été creusé en 1640. D'autre fouilles ont eu lieu au XIXe S., sans plus de succès.
Une tablette magique en plomb, du IIe S.ap.J.C., portant les inscription maléfiques en latin et en grec, a été découverte à la base. Elle atteste le caractère funéraire de ce document.
On considère généralement que les nécropoles d'Augustodunum étaient au nombre de quatre, situées au bord des voies à l'extérieur de la ville. Différents type de monuments y voisinaient, de la simple stèle funéraire. (collection conservée au Musée Rolin) au grand mausolée familiale dont trois autres exemples, aujourd'hui disparus, ont été recensés à Autun.

Fontaine Saint-Lazare
Elle est élevée en 1543 par le chapitre de la cathédrale Saint-Lazare. Son ornementation antiquisante montre un des rares exemples de la Renaissance à Autun.

Cathédrale Saint Lazard
Au centre, le Christ ressuscité dans une mandorle ovale.
En-dessous, l'inscription : GISLEBERTUS HOC FECIT, qui serait la signature du sculpteur de génie qui aurait réalisé le tympan et une grande partie des chapiteaux historiés.

La cathédrale Saint-Lazare a été construite au 12è siècle pour accueillir les pèlerins venus se recueillir sur les reliques de Saint-Lazare. Terminée en 1146 (sauf le portail), elle devint cathédrale à la fin du 12è siècle.
Le tombeau de Saint Lazare fut détruit en 1766.
La flèche fut élevée sur la croisée du transept au 15è siècle à la place d'un clocher roman. La partie supérieure du chevet date également du 15è. Les chapelles latérales furent édifiées au 16è siècle.
Les arcs-boutants furent mis en place au 13è siècle pour soutenir la voûte de la nef.

Fondée au XIIè par Étienne de Bagé, sous l'influence de Cluny. Le portail du Jugement dernier et les chapiteaux de la nef, sculptés par l'atelier de Gislebertus aux alentours de 1130, comptent parmi les plus célèbres de la statuaire romane.

Lycée Militaire
Le lycée militaire d’Autun est un établissement d’enseignement général, technologique et d’éducation placé sous tutelle du ministère de la Défense.

L'Ecole Militaire Préparatoire de "Cavalerie" d'Autun s'installe dans les murs de l'ancien petit séminaire édifié en 1679 et les premiers élèves font leur entrée le 14 octobre 1886. Cette école est destinée aux enfants des bas officiers de cavalerie. Durant la première guerre mondiale tous les enfants de troupe partent dès l'âge de 17 ans relever leurs aînés sur le front - 154 d'entre eux tomberont au champ d'honneur ! A partir de 1921, l'école perd son particularisme "d'Ecole de Cavalerie" en élargissant son enseignement militaire. L'école obtient son label "d'Ecole Secondaire". Dès 1924, l'école opte définitivement pour l'enseignement secondaire et prépare les élèves à la première partie du baccalauréat. Le but était de les préparer aux concours d'admission des écoles de sous-officiers et d'officiers. Le 16 juin 1940, l'Ecole Militaire Préparatoire d'Autun doit se replier et quitter la ville. C'est alors qu'un détachement d'élèves, arrivés en fin de seconde, inscrit l'une des premières pages de l'histoire de la résistance. Sous les ordres de l'adjudant-chef GRANGERET surnommé " Le Lion ", les enfants de troupe s'illustreront à Toulon-sur-Arroux avant de rejoindre leur école repliée à proximité de Tulle. Le 26 août, l'école quitte Chameyrat (Corrèze) pour s'installer à Valence.Elle devient ECOLE D'AUTUN et fonctionne sur ce site jusqu'au 1er septembre 1943, date à laquelle elle déménage vers le camp de Thol (Ain). A partir du 3 mai 1944, la dissolution de l'école est décidée, les plus jeunes élèves quittent les lieux afin de retrouver leur famille… Les plus anciens vont alors rejoindre les maquis de l'Ain et constituent le camp d'Autun. Les enfants de troupe vont participer aux combats de la libération, en particulier à Ambérieu-en-Bugey, à la Valbonne, à Neuville-sur-Ain...Au cours de ces combats, le jeune Bernard GANGLOFF sera grièvement blessé et décèdera le 14 juillet 1944 des suites de ses blessures. En 1985, son nom sera donné à l'Ecole Militaire Préparatoire d'Autun qui a retrouvé ses murs le 20 décembre 1944. A l'issue de la seconde guerre mondiale, l'école retrouve Autun et se développe en ouvrant de nouvelles classes de terminales et en 1951 est créée la corniche "MAC-MAHON" assurant la préparation du concours à l'ESM de St-Cyr Coëtquidan - option histoire-géographie. Cette corniche sera supprimée en 1965, puis réactivée en 1970. En 1999, elle perd l'appellation de "corniche" et devient "compagnie des Classes Préparatoires". En 1971, l'Ecole Militaire Préparatoire d'Autun prend la dénomination de "Collège Militaire", puis de "Lycée Militaire" en 1983. Les classes des 1er et 2ème cycles sont ouvertes aux élèves féminins dès 1984. L'Ecole Militaire Préparatoire d'Autun a formé un grand nombre de cadres qui s'illustreront au sein de l'armée, mais aussi dans les autres grands corps de l'Etat. Au cours du XXème siècle, plus de 500 élèves ou anciens élèves sont tombés au "champ d'honneur" justifiant pleinement la devise de l'école : Pour la Patrie toujours présents. En 1955, le général KOENIG, ministre des armées, inaugurera le monument aux morts dédié à la mémoire de tous les anciens, morts pour la France, avant de remettre la croix de guerre TOE au drapeau déjà titulaire des croix de guerre 14/18 - 39/45, de la Légion d'honneur et de la médaille de la résistance (avec rosette). En 1985, le général IMBOT, chef d'Etat-Major de l'armée de terre et ancien élève d'Autun, inaugurera un musée de tradition qui deviendra par la suite "National" et qui est installé dans la crypte de l'ancienne chapelle du séminaire. Sources : Histoire de l'Ecole Militaire d'Autun - A. COUPIREAU